Fabrication de la Master Sword (Zelda) imprimée en 3D

Vous avez peut-être vu passer la photo sur Twitter récemment : nous nous sommes attelés à la fabrication d’une Master Sword taille réelle, à partir du modèle disponible sur MyMiniFactory :

https://www.myminifactory.com/object/zelda-master-sword-child-size-10202

Dans cet article nous allons vous présenter les différentes étapes de la fabrication, et les techniques que nous avons utilisées. Notre objectif était d’obtenir le plus joli résultat possible, tout en restant sur des méthodes simples et sans passer des dizaines d’heures à retravailler l’objet.

La fabrication et l’assemblage

Le modèle est composé de 6 pièces, que nous avons imprimées en Z-Ultrat couleur Ivoire, sur la Zortrax M200.

31h33 d’impression auront été nécessaires au total, pour une consommation de 218g de matière plastique.

Les 6 pièces composant la Master Sword, après impression

Comme on peut l’apercevoir sur la photo, des tubes sont creusés au sein des différentes pièces (1 dans la poignée, 2 le long de la lame). Ils permettent d’y insérer des tiges afin de rigidifier l’ensemble, en plus du collage (nous avons pris des baguettes en bois, environ 1€ pour 1m en magasin de bricolage).

Vue de près, avec la baguette de bois allant de la poignée à la lame

Il aura été nécessaire de limer légèrement ces « tubes », à la main à l’aide d’une lime ronde, afin que les baguettes rentrent bien sur toute la longueur. Une fois l’assemblage terminé, l’ensemble était déjà plutôt rigide, même sans collage !

L’ensemble des pièces tenues par des baguettes, avant collage

Pour le collage, comme nous avions utilisé un matériau à base d’ABS, nous avons choisi de fusionner les pièces ensemble à l’aide d’acétone. Cette technique (qui ne fonctionne pas avec du PLA !) consiste à badigeonner les 2 surfaces à coller avec un peu d’acétone puis de les presser ensemble. La prise est assez rapide, le plastique est refondu de chaque côté ce qui permet de refusionner les 2 pièces ensemble de façon très solide. C’était notre premier test de cette technique, et nous validons le résultat ! Attention à prendre vos précautions lorsque vous manipulez de l’acétone.

Le post-traitement

Pour des pièces de ce genre on distingue généralement 3 grande étapes de post-traitement :

  • Le bouchage : utiliser un produit pour reboucher les fissures/jointures au niveau du collage. Ici il y en avait assez peu, mais elles étaient tout de même visibles
  • Le poncage : pour lisser à la fois les jointures rebouchées, mais aussi les stries dues à l’impression 3D
  • La peinture : ça se passe de commentaire !

Pour le bouchage nous avons utilisé du mastic en 2 composantes utilisé pour les réparations en carrosserie. Simple à étaler dans les jointures, la prise est assez rapide et il s’agit d’un matériau qui se ponce bien.

Une fois posé dans les jointures un premier ponçage au papier de verre a été réalisé sur l’ensemble de la lame. La poignée à été laissée telle quelle car l’impression sur la Zortrax était vraiment très propre et il ne nous est pas paru nécessaire de la retravailler.

Nous avons ensuite appliqué sur l’ensemble de la lame une couche de mastic en aérosol. Utilisé également en carrosserie, l’application est très simple et le produit, qui là aussi est poncé facilement, permet de reboucher finement et uniformément les stries restantes de l’impression. Une fois ce produit appliqué, nous avons à nouveau poncé, cette fois à l’aide de laine d’acier. Un papier de verre avec un grain plus fin aurait aussi convenu, mais nous trouvons que ce dernier ponçage à la laine d’acier laisse moins de traces et donne un rendu très doux en surface !

Voici à quoi ressemblait l’épée après les 2 étapes de bouchage et poncage de la lame.

Il est possible de répéter cette dernière étape (mastic aérosol + ponçage) plusieurs fois pour affiner le résultat. Une fois convaincus vous pouvez passer à la peinture.

Une première couche d’apprêt en aérosol est nécessaire pour faciliter l’accroche ultérieure de la peinture (et cela lissera encore un peu votre objet).

L’épée suite à la couche d’apprêt en aérosol.

Vient ensuite la peinture à proprement parler. Dans notre cas l’objet était simple, nous avons donc choisi de peindre à la bombe, séparément, la lame et la poignée. Du scotch de masquage (scotch bleu) est appliqué sur les parties à protéger, puis on vaporise la peinture uniformément et à bonne distance.

Attention aux peintures métallisées qui sont parfois compliquées à utiliser : dans notre cas celle utilisée pour la lame avait tendance à « crachoter » et former des petites bulles en surface, le rendu est au final moins joli.

Une fois la poignée et la lame peintes séparément, nous faisons quelques retouches au pinceau à la jointure entre les 2 couleurs, pour avoir une séparation bien nette. Puis nous avons rajouté, toujours au pinceau, un peu de détail en peignant en bronze/doré la petite incrustation sur la garde de l’épée.

Et voici le résultat final !

L’épée accompagnée du bouclier, pour lequel des techniques similaires avaient été utilisées

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