Filaments spéciaux – Premier test

Pour ce premier article nous allons découvrir le rendu de deux filaments spéciaux : du filament bois et du filament cuivre.

Mais pour le premier article de cette série, une petite introduction s’impose.

Des filaments … spéciaux ?

La majeure partie des impressions réalisées sur des imprimantes à dépôt de filament fondu se font en PLA ou en ABS. De plus en plus de marques proposent désormais des filaments dont la composition est enrichie de particules d’autres matières. Dans cet article nous allons découvrir 2 filaments proposés par la marque FormFutura, à savoir le EasyWood, composé a 40% de bois broyé, et le Metalfil, qui contient lui 80% de particules métalliques.

Premier test – EasyWood Olive

Le filament EasyWood, que nous avons utilisé ici dans sa couleur « Olive », peut s’imprimer très facilement puisqu’il demande une température d’extrusion proche de celle du PLA, et ne nécessite pas de plateau chauffant (aucun warping).

Lors de nos premiers tests, effectués dans la plage de température conseillée, nous avons trouvé le filament très liquide, avec beaucoup de fils parasites lors des déplacements de la buse, et une couche supérieure de l’objet légèrement déformée. Nos tests suivants on été bien meilleurs, en réduisant la température, en ajoutant un plus grand nombre de couches supérieures à l’objet, et en augmentant la distance de rétractation du filament.

Lae hibou ci-dessus a été obtenu avec les réglages suivants, sur une FlashForge Finder:

  • Température 205°C
  • Hauteur de couche 0.14mm – Remplissage a 15%
  • Vitesse de d’impression 60mm/s
  • Retraction de 3mm a 40mm/s

Nous avons pour ce premier test voulu conserver le rendu brut de l’objet, mais pour une prochaine fois nous essayerons de poncer/vernir le matériau.

Second test – MetalFil Copper (Cuivre)

Le MetalFil, vendu en 2 matériaux (Copper et Bronze) est composé d’au minimum 80% de métal. La densité du filament (et donc de l’objet) est impressionnante : environ 3 fois plus que du filament plastique classique.

L’impression se fait dans les mêmes conditions que pour le EasyWood, et nous sommes donc partis de réglages similaires qui ont été satisfaisants. En revanche le matériau est très abrasif, et il est recommandé de s’équiper de buses plus résistantes que le laiton pour un usage prolongé, afin d’éviter une détérioration rapide de celle-ci.

Voici le résultat de notre première impression avec ce filament. Ayant par erreur désactivé les supports lors du paramétrage nous avons eu quelques bavures qui ont été rattrapées facilement, mais ont entrainé les marques brillantes visibles sur l’objet.

Le rendu brut d’impression est très mat, et l’objet procure de vraies sensations de métal : beaucoup plus lourd que ceux que l’on imprime d’habitude, et froid au toucher.

Nous avons voulu voir ce que nous pouvions obtenir avec un peu de post-traitement, à commencer par un ponçage à l’aide d’un dremel équipé d’une brosse métallique.

L’objet devient beaucoup plus clair, et même si sur la photo ce n’est pas très visible, le jeu de la lumière révèle les particules de cuivre par un léger scintillement.

Nous avons terminé avec un polissage, toujours au dremel et avec de la pâte à polir :

L’effet est très intéressant car on retourne vers la couleur d’origine en ajoutant beaucoup de brillant. Attention tout de même à ne pas être trop insistant avec le dremel au risque d’altérer les détails les plus fins.

Pour nos prochains tests nous irons plus loin dans le post-traitement, avec comme projet d’essayer le ponçage et vernissage du filament bois, et de patiner les objets en filament cuivre comme présenté sur la première illustration de cet article.

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