Filaments spéciaux – Post-processing filament cuivre

Si vous avez lu notre tout premier article sur les filaments spéciaux, nous y présentions entre autres le filament cuivre de Formfutura, avec un petit buste qui avait été poncé et poli au Dremel.

Nous vous présentons aujourd’hui une méthode « douce » pour le post-processing de vos pièces en filament métallique, le polissage dans un tambour rotatif ! Voici notre sujet de test, le résultat ci-dessous est donc brut d’impression.

L’inconvénient de la méthode : difficile d’être précis sur les détails d’une figurine sans l’abimer, la vitesse de rotation de l’outil, même au plus bas, ayant tendance à très vite altérer la forme si l’on a la main lourde.

Principe de l’outil : le tambour rotatif

Le tambour rotatif, paré à fonctionner

Le corps principal du tambour est un tuyau PVC agrémenté de deux bouchons vissables aux extrémités. Il vient reposer sur deux tiges filetées, dont l’une peut être mise en mouvement à l’aide du moteur visible en bas à droite de la photo.

On n’oublie pas l’impression 3D : le chassis dans lequel sont fixées les tiges filetées est imprimé en 3D, ainsi que les engrenages pris sur le moteur, et les petites roues supportant le tambour (sur lesquelles on a ajouté un joint torique).

A l’intérieur du tambour …

A l’intérieur du tambour on retrouve une autre pièce imprimée en 3D, un insert à facettes, de façon à ce que les pièces en rotation aient un mouvement plus irrégulier que si elles glissaient simplement contre les parois.

On vient placer dans le tambour des petites pièces métalliques. Ici on utilise du cuivre pour aller avec notre filament, mais il est possible de varier l’effet obtenu en changeant de métal, par exemple en utilisant de la petite visserie en laiton !

On vient enfin placer notre pièce à polir à l’intérieur du tambour que l’on referme. Celui-ci tournera ensuite relativement lentement (20 tours/minute environ), on est ici sur un travail tout en douceur, et donc de longue haleine !

Les résultats …

Après 1h …

Petite pause après une heure de polissage. Le résultat commence à être visible, principalement sur les arêtes, qui sont forcément les plus atteintes par le procédé et semblent blanchies. 1h est une durée vraiment insuffisante pour obtenir un résultat probant, nous avons donc à nouveau enfourné notre Bouddha Stormtrooper, cette fois pour 4h de plus ! Une prise électrique avec programmateur est grandement appréciée pour le procédé.

Après ces 4 heures supplémentaires le résultat est vraiment très bon ! On retrouve le côté brillant du métal, et un effet patiné qui serait très difficile à obtenir manuellement …

Est-ce que cela vous donne des idées ? Faites-nous en part dans les commentaires ! On vous laisse avec les photos de notre objet finalisé.

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