Test de l’imprimante 3D MicroDeltaRework

Nous vous avions brièvement présenté la MicroDeltaRework lorsque nous l’avions reçue il y a un mois. Retrouvez l’article si vous l’aviez raté ! Et voyons ensemble ce que nous en avons pensé durant cette période.

Manipulation et calibration de l’imprimante

Sur notre version équipée de l’écran et du lecteur de carte SD nous avons retrouvé rapidement nos marques. Les fonctionnalités habituelles (déplacement des axes, préchauffage, lancement de contrôle de l’impression) sont facilement accessibles et nous n’avons pas de remarque particulière à faire à ce sujet. Le seul détail qui nous a manqué concerne l’absence de statistiques sur l’utilisation de la machine : c’est gadget, mais on aime bien faire un point chaque mois sur l’utilisation de nos machines dans la boutique, et nous n’avons pas trouvé de trace de ces statistiques dans le Firmware.

Nous avons remarqué beaucoup de questions au sujet de la calibration, réputée plus complexe sur les imprimantes Delta. Sur la MicroDeltaRework le processus est assez simple, en deux étapes.

Tout d’abord la calibration de la planéité du plateau : cette étape, entièrement automatique, nécessitera de brancher temporairement un petit palpeur sur la prise Jack prévue à cet effet. L’accessoire est fixé par dessus la tête d’impression très rapidement à l’aide d’une petite vis à molette.

Photo du palpeur installé sur la tête d’impression

La procédure, après vous avoir fait confirmer que le palpeur était installé (sinon attention aux trous dans le plateau…) viendra de façon autonome détecter le plateau à de nombreux endroits. Aucune manipulation ne vous sera demandée, la machine en déduira elle même les corrections à apporter à vos impressions pour compenser une éventuelle déformation du plateau.

La seconde calibration concernera l’offset Z pour un bon positionnement de la première couche. Ici on retrouve une procédure semi-automatique classique : vous faites descendre la buse jusqu’à la hauteur souhaitée, à contrôler à l’aide d’une feuille de papier/carte de visite, et vous validez lorsque vous êtes satisfaits.

Matériaux et qualité d’impression

Nous avons commencé par le plus simple avec quelques impressions en PLA pour vérifier nos réglages et la qualité des impressions. Rien à signaler, nous avons obtenu dès le début des résultats parfaitement satisfaisants en utilisant des réglages « standard ».

Impression en cours d’un de nos premiers tests en PLA, très bon rendu pour une impression à 200 microns.

La machine a ensuite été poussée un peu plus loin sur une impression de 39h. Malheureusement un défaut dans la bobine utilisée (diamètre irrégulier) a causé des défauts importants en toute fin d’impression, mais la machine n’a pas semblé se plaindre de l’utilisation intensive, et la qualité était encore une fois au rendez-vous.

Les tests concernant d’autres matériaux ont également été probants :

  • Aucun souci avec différents shores de flexible malgré l’extrudeur déporté
  • Impression de petites pièces en ABS ok en utilisant le plateau chauffant
  • Nous avons également utilisé du G-Fil d’eMotionTech, à base de PETG : température à 230°C et lit chauffant à 50°C, impression réussie
Tests du filament flexible. Le cheetah (gauche) ok, le semi-flex de Ninjatek (à droite) ok également après réduction de la vitesse (test a 60mm/s KO au milieu … mais c’est normal)

L’imprimante est donc polyvalente, comme annoncé, la seule limitation étant bien entendu le warping sur de grandes pièces en ABS : le plateau chauffant permet de sécuriser l’impression sur de petites pièces, mais la machine est ouverte et on commencera à avoir des difficultés sur des pièces d’un format plus important… comme sur toute imprimante.

Une démonstration pour terminer ?

On clôture cet article par une petite vidéo timelapse : l’impression d’un vase utilisant le filament G-Fil bleu translucide.

Vous pouvez retrouver la MicroDeltaRework sur notre boutique en ligne ! Et n’hésitez pas à nous contacter pour toute question à son sujet.

Laisser un commentaire