Tutoriel – Réglages de l’impression dans Cura – Partie 2

Nous prenons aujourd’hui la suite de notre premier article concernant les réglages dans Cura, et allons explorer cette fois les sous-menus Vitesse / Refroidissement / Supports et Adhérence du plateau.

Les réglages de vitesse d’impression

Avant toute explication, il est bon de rappeler que beaucoup de réglages ne sont pas disponibles par défaut pour ne pas alourdir les menus. Ils correspondent sur nos captures d’écran à ceux dont l’écriture est en italique. La petite roue crantée apparaissant à droite de chaque sous menu vous permet de choisir les options que vous souhaitez ou non faire apparaître.

Il est possible via Cura de définir manuellement la vitesse par défaut en fonction du type de structure que l’on est en train d’imprimer. Quel intérêt ? La paroi externe sera généralement imprimée plus lentement (ici 30mm/s) afin de garantir un positionnement plus précis de la matière, et de peaufiner l’aspect extérieur de la pièce. A l’inverse, le remplissage qui peut être imprimé plus grossièrement pourra être accéléré.

La vitesse d’impression saisie dans la première case sera donc une valeur « guide » et ne sera utilisée finalement que comme référence pour définir les valeurs particulières à chaque partie de votre pièce. Vous remarquerez que lorsque vous la modifiez, les valeurs suivantes sont également impactées (sauf si vous avez déjà fixé une valeur manuellement). Par exemple dans notre cas, Cura fixe la vitesse d’impression de la paroi externe à la moitié de la vitesse de base.

Il pourra être utile de réduire drastiquement la vitesse pour certains plastiques, principalement les matériaux flexibles, qui peuvent être difficile à être extrudés à grande vitesse, ou si vous constatez des défauts sur votre pièce qui seraient dus à des vibrations importantes de la machine par exemple.

Le refroidissement

Par défaut seule une case à cocher est disponible pour le refroidissement, permettant de l’activer ou non. Il s’agit ici du refroidissement de la pièce imprimée, pour les imprimantes 3D disposant d’un ou plusieurs ventilateurs soufflant à la sortie de la buse.

C’est un paramètre qu’il est important de laisser activé pour le PLA, le refroidissement rapide de ce matériau permettant d’avoir une meilleure finition de surface sur les objets. Cela permet aussi de réaliser plus proprement des parties en surplomb sans utiliser de support, puisque l’on fige le plastique plus rapidement. En revanche il sera plutôt déconseillé de refroidir activement une impression en ABS, car le refroidissement rapide de ce matériau va accentuer le phénomène de warping et donc risque de déformer ou de décoller votre pièce.

Des options cachées permettront d’affiner votre refroidissement, en modulant par exemple son intensité, ou en déterminant à partir de quelle hauteur on souhaite commencer à refroidir activement la pièce.

La gestion des supports

Comme pour la ventilation, la gestion des supports se fait par défaut via une simple case à cocher, permettant de définir si l’on souhaite ou non leur génération par Cura. Bon à savoir : pour vérifier le résultat, le plus simple est de passer en mode d’affichage « couches » via le bouton en forme d’oeil à gauche de l’écran.

En mode d’affichage couche avec les couleurs par type de ligne on visualise bien les supports, ici en bleu clair.

Lorsque vous activez les supports d’autres options s’affichent permettant de gérer ceux-ci plus finement :

Le positionnement des supports vous permettra de les générer partout où ils sont nécessaires, ou de restreindre uniquement à des supports ayant leur base sur le plateau, si vous ne souhaitez pas générer des supports allant d’une partie de votre pièce à une autre.

Vous avez également le choix entre de nombreux types de supports, même si de notre point de vue le motif en Zig Zag est dans la grande majorité des cas le meilleur compromis entre esthétique de la pièce, consommation de matière, et facilité pour les détacher.

Vous pouvez jouer sur la densité des supports (dans le cas du Zig Zag, à quel point ceux-ci sont serrés). Une densité plus élevée permettra une surface mieux supportée et donc plus propre, mais entraîne une surconsommation de matière, et rend le support plus solide, et donc plus difficile à retirer.

Enfin, les réglages de distance gèrent le positionnement des supports par rapport à votre pièce. La distance en Z permet de laisser un léger écart entre la fin du support et la pièce, pour éviter qu’ils ne soient fusionnés. Un écart trop petit entraine un support difficile à détacher, un écart trop grand et vous aurez une surface moins propre car mal supportée.

Parmi les réglages cachés, l’angle par défaut de porte à faux peut-être intéressant à afficher : c’est lui qui vous permettra, en fonction de ce que vous savez votre imprimante 3D capable de faire, d’ajuster plus finement l’angle d’inclinaison à partir duquel des supports devront être générés. Dans notre version cette valeur est par défaut à 50°.

Réglages d’adhérence avec le plateau

Dernière catégorie que nous explorerons dans cet article, cette liste déroulante vous permet de choisir des ajouts à faire au démarrage de votre impression.

La jupe (skirt en anglais) consiste en un ou plusieurs traits d’impression, uniquement sur la première couche, et légèrement espacés par rapport à votre pièce. Ils n’ont finalement aucune incidence sur la pièce elle-même, mais permettent de s’assurer du bon démarrage de l’extrusion avant de commencer l’impression de la première couche.

La bordure (brim en anglais) reprend le principe de la jupe, mais cette fois les traits seront collés à votre pièce. Uniquement sur la première couche, cela permet d’agrandir sa surface d’accroche au plateau, et l’excédent de matière est plutôt simple à retirer par la suite au cutter. Cette option peut être intéressante par exemple pour améliorer la stabilité et l’adhésion d’une pièce ayant une faible section en contact avec le plateau d’impression.

Enfin le radeau (raft en anglais) ajoute cette fois une couche supplémentaire de plastique sous votre pièce, qui viendra faire l’interface avec le plateau. Avec cette fois un sacrifice plus important de matière, on utilise le raft entre autres pour combattre le warping d’une pièce, ou comme une version plus extrême de brim afin de faciliter l’accroche d’une pièce.

Avec ce second article nous avons exploré la majeure partie des réglages d’impression standard. Dans une publication ultérieure nous présenterons des options avancées de Cura, plus exotiques, mais permettant dans des cas précis de tirer parti de toutes les capacités de son imprimante 3D. Comme d’habitude n’hésitez pas à nous contacter ou à commenter pour toute question au sujet de cet article.

Laisser un commentaire